A Gauche toute-sud de l'Aisne

05 juin 2018

C'est la 10ème!!!

C'est en effet la dixième Fête des Libertés qui se prépare activement cette semaine. Les miltants sont sur la brèche pour tout préparer : stands politiques, syndicaux  et associatifs, librairie, expositions, jeux, tombola, enveloppes (toutes gagnantes), bar, restauration, pâtisseries...A noter la vente de thés 1336, le thé de la SCOP des anciens Fralib qui ont mené une lutte exemplaire pendant près de 4 ans avant de créer leur coopérative! Du côté des expositions, des tableaux  mais aussi les affiches de mai 68 réalisées par l'Atelier populaire des Beaux-Arts et "Mai 68 à Château-Thierry" à travers des articles de l'Union collectés par Tony Legendre. A 15 h. grand débat politique consacré aux services publics avec la présence de Ian Brossat, maire-adjoint (logement)  à Paris et désigné depuis peu "chef de file" du PCF pour les élections européennes de 2019. On n'oublie pas bien sûr les artistes musiciens et chanteurs!

Le beau cadre fleuri du Jardin des Petits Prés vous attend dimanche 10 juin, venez nombreux!

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Mireille Ausécache

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03 avril 2018

Une leçon à retenir, une lutte à mener pour éviter le pire

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C'est exactement la méthode Thatcher, celle qui fait rêver et agir le gouvernement Macron. La démarche est la même pour les autres services publics également dans le colimateur de nos dirigeants ultra-libéraux. Désorganisation, discrédit des travailleurs qualifiés de "nantis", de "privilégiés", médias encouragés à rendre impopulaires les justes renvendications des salariés. Cependant, à l'heure où, en France, nous n'entendons parler que du Brexit, il se passe des choses fort intéressantes outre-Manche. Le Parti Travailliste de Jérémy Corbin et John MacDonnel, tombé à moins de 200 000 adhérents grâce à Tony Blair, est fort aujourd'hui de 600 000 adhérents. Parmi les revendications majeures approuvées par de nombreux Britanniques, la renationalisation du rail, de l'éducation, de la santé. En résumé, un grand nombre réclame maintenant le retour d'un Etat social après le désastre des années Thatcher et la trahison du Labour façon Tony Blair.

Voulons-nous vivre la même sinistre expérience en France? Oser présenter les cheminots comme des nantis accrochés à leurs "privilèges" alors que les dividendes des actionnaires s'envolent, que l'on supprime l'ISF, que l'on ne fait rien contre l'évasion fiscale des plus riches est d'un cynisme absolu. M. Thatcher elle aussi a employé l'argument de la "modernité" pour justifier la privatisation des chemins de fer britanniques...

En 2001, Ken Loach réalisait le film "The Navigators" qui nous donne une idée des conséquences de cette politique. En recevant la Palme d'Or à Cannes pour "Moi, Daniel Blake" en 2016, il rappelait son engagement inébranlable "pour le peuple contre les puissants". Dans un entretien récent (avec Daniel Mermet, site de "Là-bas si j'y suis", hautement recommandable...), il affirme "Je soutiens totalement la grève des cheminots". Retrouvons la force de sa parole lors de la projection de ce film qui parle aussi de notre avenir. Rendez-vous le 9 avril!

Mireille Ausécache

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04 février 2018

Vous avez dit "francophonie"????

Il paraît que notre jupitérien président souhaite "dépoussiérer l'image de la francophonie tant en France qu'à l'étranger" et qu'il "a fait de cette thématique sa grande cause nationale" préparant "un grand plan pour le développement du français" qui sera présenté  le 20 mars (Figaro.fr du 26 janvier 2018). Le lancement de la plate-forme internet monideepourlefrancais.fr étant le premier pas vers cette action volontariste. Or, depuis septembre 2017 et les déclarations du président et de son tout nouveau "monsieur Patrimoine", on est dubitatif.

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Rappelons en effet que, devant une classe de CM2, Stéphane Bern a déclaré que "si nous parlons tous le français c'est grâce à l'ordonnance de Villers-Cotterets". E. Macron, que le mot "roi" fait rêver ajoutait sans hésiter: "à ce moment-là, dans son château, le roi a décidé que tous ceux qui étaient dans son royaume devaient parler français". Outre le ton "les belles histoires de la veillée des chaumières", cette instrumentalisation de l'histoire a fait réagir nombre d'historiens qui ont rappelé que l'Edit de Villers-Cotterets ne porte que sur les actes légaux et notariés et n'impose en aucun cas le français comme langue du royaume.

Mais beaucoup plus préoccupant encore, tandis qu'on nous amuse avec un gadget internet, un théâtre qui depuis 10 ans est le fer de lance de la francophonie du partage est menacé d'une fermeture arbitraire par la ministre de la Culture. C'est par voie de presse que l'équipe du Tarmac, La Scène Internationale francophone, situé dans le 20ème arrondissement de Paris a appris cette décision prise sans aucun dialogue ni concertation avec les artistes ou les acteurs culturels de terrain. Ce théâtre-monde, vitrine de la création francophone de tous les continents propose chaque année un programme très riche de danse, théâtre, musique, conférences, débats  s'adressant à un large public. Son action auprès des scolaires, des travailleurs sociaux, ses tarifs accessibles au plus grand nombre en font un élément clé d'une culture francophone partagée. Une mobilisation est lancée pour sauver ce lieu emblématique d'une conception large et généreuse de la francophonie.

 

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Alors, on est en droit d'être inquiet quant à la signification du mot francophonie pour nos dirigeants. Effets d'annonce, ballet médiatique autour du château de Villers-Cotterets, négation et rejet des acteurs de terrain, ça va être cela la francophonie à la sauce Macron-Bern?

Mireille Ausécache

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01 février 2018

"Recomposition-décomposition" au Conseil Départemental de l'Aisne

Ainsi cinq membres du "Groupe Socialiste et Gauche républicaine" ont-ils rejoint la majorité départementale au sein d'un ensemble fourre-tout mais très marqué à droite par des personnalités soutenant Philippe de Villiers ou Laurent Wauquiez. Donc, lorsque dans le canton d'Essômes-sur-Marne nous avons voté (sans guère d' illusions mais tout de même...) "à gauche"  pour faire barrage au FN, nous préparions, sans le savoir, un renforcement de la droite départementale... Voilà le genre de manoeuvre qui ne fera pas baisser le taux d'abstention lors des prochains scrutins! Cette "recomposition politique" peut être interprétée comme un décomposition des valeurs d'engagement et discrédite encore un peu plus les élus aux yeux des électeurs. Sans doute nos politiques locaux se réfugient-ils sous la bannière d'Edgar Faure qui, fort de sa virtuosité personnelle, déclarait "Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent". Jusqu'où se laisseront-ils pousser par le vent mauvais de l'opportunisme? Où sont les repères? Peut-on tout faire et tout dévaluer au nom du pragmatisme? On en vient même à avoir des doutes au sujet de cette image de franche camaraderie réunissant dans la joie et la bonne humeur D. Moyse, X. Bertrand,  F. Briffaut, J. Krabal: petite brise ou avis de tempête?

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17 novembre 2017

Une journée ordinaire sur la ligne P du Transilien...

L'évènement s'est produit le 31 octobre et il est devenu tellement banal que, à ma connaissance, il n'a été relaté nulle part. Ce matin-là, le Transilien de 9h04, parti à peu près à l'heure, s'arrête à sa première station Chézy-sur-Marne. Jusque là rien que de très normal me direz-vous... Ce qui est moins "normal" c'est qu'il en est reparti ... 3 heures plus tard!!! 3 heures d'attente incertaine en espérant (pour ceux qui sont restés jusqu'au bout n'ayant pas trouvé d'autre solution et devant impérativement se rendre à Paris) un hypothétique redémarrage ou un encore plus hypothétique moyen de remplacement mis en place par la SNCF qui est censée être un service public...Cependant le temps a permis aux naufragés ferroviaires de constater l'état de ce qu'on peut difficilement encore appeler la "gare" de Chézy-sur-Marne.

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Ch_zyWP_20171031_002Un tel mépris des voyageurs, malheureusement on commence à y être habitué...Les personnes qui prennent régulièrement le train pour Paris sont bien placées pour le savoir.

La SNCF a , il y a quelques années déjà, procédé dans sa communication à un changement sémantique lourd de sens: nous étions les "usagers" d'un service public , nous sommes devenus les "clients" d'une entreprise dont la seule logique devient le profit sur les seules lignes "rentables". Le mécontentement grandit bien sûr chez les voyageurs mais aussi parmi les personnels de la SNCF qui nous alertent sur le fait qu'on ne leur donne plus les moyens de travailler normalement, d'assurer un service de qualité (mauvaise gestion des équipes, manque d'entretien des matériels et des réseaux...).

Ce constat donne à réfléchir car il rejoint l'analyse du penseur américain Noam Chomsky qui, dénonçant dans "Requiem For The American Dream" la politique libérale forcenée des USA, explique "comment détruire un service public": "Commencez par baisser le financement. Il ne marchera plus. Les gens s'énerveront. Ils voudront autre chose. C'est la technique de base pour privatiser un service public". 

Attendrons-nous d'être contraints d'utiliser les seuls "cars Macron" pour réagir?

Mireille Ausécache

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05 septembre 2017

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Ainsi une fois de plus les médias ont superbement ignoré l'Université d'été du PCF! Mais c'est vrai qu'il ne se passait rien à Angers en cette fin août....

-plus de 1100 participants

-des conférences et débats organisés autour de 4 thèmes d'actualité: AGIR, DECOUVRIR, COMPRENDRE, MILITER

-au total 83 ateliers de réflexion et d'échanges tous plus intéressants les uns que les autres d'où l'énorme difficulté du choix

-des rencontres avec les élus et dirigeants du parti, des échanges d'expériences militantes, la convivialité 

 

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Le jeune Karl Marx arton5581-c1470

 -l'avant-première du film Le jeune Karl Marx suivie d'un échange passionnant avec son réalisateur Raoul Peck

-un discours constructeur et offensif de Pierre Laurent proposant d'organiser la riposte aux mauvais coups portés par le gouvernement en convergence avec d'autres forces progressistes dans "le dialogue, la coopération, le respect" permettant de construire un Front populaire et citoyen

 

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Mais où étaient donc les journalistes pour "couvrir" cet évènement considéré comme moins important que la rencontre confidentielle des Républicains ou des Socialistes? Ils étaient nombreux à Marseille, friands de déclarations fracassantes, toujours en quête du "bon client" médiatique autoproclamé Lider maximo de l'opposition à Macron.

France Culture soustitrait  l'émission "Du grain à moudre" du 24 août "Le parti communiste tente de garder la tête hors de l'eau" et posait la question "Les communistes ont-ils encore leur mot à dire?". Eh bien, rassurons ces Cassandre: nous sommes en capacité d'agir et de nous faire entendre malgré la censure complaisamment organisée!

Nous serons dans la rue le 12 septembre aux côtés des syndicats et la Fête de l'Humanité sera un moment fort pour notre parole et notre volonté de rassemblement et de lutte.

Mireille Ausécache

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04 août 2017

L'asphyxie programmée

Cette photo, déjà publiée ici dans un message daté du 15 juillet 2015, est malheureusement encore d'une criante et douloureuse actualité. La commune de Sainte-Catherine (69) réagissait ainsi contre les baisses de dotation allouées aux communes, coupes budgétaires décidées par le gouvernement de F. Hollande. Durant son mandat, "les collectivités territoriales ont vu amputer leurs dotations de 11,5 milliards d'euros" (L'Humanité, 3/8/2017). Mais qui dit mieux??? Notre jupitérien président naturellement: il a prévu "d'économiser" 13 milliards d'euros sur les dotations aux collectivités locales durant le premier mandat (eh oui, il espère bien en effectuer un deuxième...). Cela se concrétise dans l'immédiat par l'annonce de 300 millions de dotations non versées pour le budget 2017.

commune rurale en deuil Sainte-Catherine (69)105318189Ce nouveau coup de massue intervient après l'annonce tonitruante de la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des foyers qui la paient. Fausse bonne nouvelle dont on comprend très vite les conséquences pour le budget des communes : assèchement des ressources et des capacités d'investissement, tutelle renforcée d'un Etat qui "compenserait" le manque à gagner des communes. L'exemple de la suppression de la taxe professionnelle et de ses conséquences n'incite pas à la confiance ... Pour l'Association des Maires de France, cette mesure équivaudrait à "une perte de 36% de l'ensemble des ressources propres " des communes et intercommunalités.

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 Qu'en dit notre député En marche, lui qui se souvient sans doute qu'il a été maire? A la lecture de ses réponses à l'Union (11 juillet 2017), on se dit que la "pensée complexe " du président s'est répandue sur ses soutiens inconditionnels ou que la "Marche" du groupe majoritaire se trouve ralentie par des souliers trop lourds car, avant la marche arrière, on semble bien faire du sur-place ou tourner en rond... Après avoir déclaré "c'est vraiment une bonne mesure pour les classes moyennes" il nuance "Mais il faut être particulièrement vigilant car, par expérience, on sait que les compensations de l'Etat peuvent être fluctuantes. Je serai vigilant à ce que les foyers comme les collectivités soient gagnants. Le débat devrait clarifier tous ces points de vue". Et là, on a un doute: le débat? Quel débat? Les premiers travaux de la nouvelle Assemblée nous ont largement prouvé que tout est joué d'avance, que la majorité présidentielle "avance" et vote comme un seul homme, écrasant toute opposition sur son passage.

La fin de l'entretien laisse pantois. Evoquant les 10 milliards à verser en compensation aux communes, il déclare: "Dix milliards d'euros à trouver, c'est la question...  Je comprends l'inquiétude de certains qui disent : ' On va nous redonner dans une poche ce que l'on nous aura pris dans l'autre. ' A mon niveau, je n'ai pas de réponse à cette question légitime". Et de conclure sur un nouvel appel à l'efficacité du "débat parlementaire"... Nous voilà rassurés!

Mireille Ausécache

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26 juillet 2017

La "liberté d'expression" à la sauce castelle...

On peut s'interroger sur l'identité de la personne qui, avec beaucoup de soin et de ruban adhésif, s'est ingéniée à  recouvrir les affiches du PCF collées sur le panneau de libre expression de la Maison des Associations, rue du Pt Wilson... S'agit-il d'un macroniste ulcéré que l'on puisse oser critiquer son président jupitérien? d'un membre du FN puisque c'est le thème de la 2ème affiche? D'un employé communal désireux de se faire bien voir des élus notoirement anti-communistes de cette bonne "Cité à Fables" puisque chaque affichette porte en évidence la marque de la mairie de Château-Thierry? Mais assez de parano... il s'agit sans doute tout simplement de quelqu'un qui, ayant oublié ses lunettes, n'avait pas vu qu'il restait de la place disponible sur le panneau!

Photos prises le 25 juillet 2017

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Mireille Ausécache

 

 

 

 

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12 juillet 2017

L'épreuve des faits

Ainsi le président jupitérien a-t-il mis en place ses affidés pour qu'ils tiennent le rôle qu'il leur a attribué : les députés LREM font exactement ce qu'on attend d'eux, ils obéissent au doigt et à l'oeil, élisant sans souciller Richard Ferrand, modèle pour la moralisation de la vie publique, président de leur groupe par 306 voix sur 308 (on n'ose pas penser que les 2 voix qui manquent seraient celles de "frondeurs", il devait s'agir d'un moment de somnolence ou de bras dans le plâtre). Ils prodiguent consciencieusement leurs applaudissements à tout intervenant issu de la majorité, même parfois hors de propos, en bons petits soldats conscients de ce qu'ils doivent au patron. Cependant, certains d'entre eux ont compris qu'ils ne servaient pas à grand chose et qu'ils pouvaient se dispenser de présence dans cette chambre d'enregistrement qu'est devenue la Chambre des Députés, les images des séances de lundi et mardi sont éloquentes, montrant un hémicycle très clairsemé...

Et pourtant, l'enjeu de ces séances est de taille puisque l'on est censé y débattre (mais après le rejet systématique de tous les amendements cela va vite) du "Projet de loi d'habilitation pour prendre par ordonnances des mesures pour le renforcement du dialogue social" car c'est, sans rire, le titre ronflant et assez cocasse de ce projet de loi devant aboutir à la casse du code du travail, nouvelle conception du dialogue social concoctée par le Medef!

Jupiter quant à lui soigne son image et affirme ses options politiques, économiques et sociales. Du haut de son Olympe, il refuse de livrer sa "pensée trop complexe" aux journalistes et manifeste de nouveau son irrépressible mépris de classe en affirmant "une gare, c'est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien"... On reconnaît bien là celui qui en 2014 qualifiait les femmes salariées de Gad "d'illettrées" et conseillait aux syndicalistes en lutte contre la loi El Khomri en 2016 : "la meilleure façon de se payer un costard c'est de travailler"... Impossible de dire aujourd'hui qu'on ignorait dans quel camp il se trouvait, ni gauche... ni gauche...!

Les salariés de MIM sont parmi les premières victimes d'une politique appelée à en faire beaucoup d'autres. Une partie des salariés de cette chaîne placée en liquidation  judiciaire avait déposé un projet de SCOP pour reprendre la marque et maintenir en activité 110 magasins sur 145, sauvant ainsi l'emploi de 500 salariés. Le précédent gouvernement avait envisagé un prêt de 10 millions d'euros qui rendait le projet réalisable.

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Mais Bruno Le Maire a ruiné ces espoirs en refusant le prêt nécessaire, conséquence: près de 800 salariés sur le carreau! A qui le tour maintenant? Plusieurs entreprises sont actuellement en grande difficulté, la leçon de MIM est qu'il n'y a rien à attendre de ce gouvernement sans une très forte mobilisation de tous ceux qui refusent cette casse sociale dans un des pays les plus riches de la planète... Il est toujours difficile de mobiliser en été, les casseurs sociaux le savent mais gageons qu'ils ne perdent rien pour attendre!

Mireille Ausécache

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06 juin 2017

Le Petit Macron illustré

Ainsi on apprenait hier que l'avant-projet Macron de pulvérisation du code du travail était prêt bien avant la rencontre du nouveau président avec les syndicats... De l'avis de l'Ugict-CGT "les sujets listés (...) donnent une marge de manoeuvre inédite pour modifier la quasi-totalité des droits des salariés en catimini pendant l'été". On comprend bien dès lors la satisfaction du patronat qui visiblement a l'oreille du président et ne pouvait rêver mieux.

Macron_Gattaz_49891En effet ce projet détruit totalement les règles d'ordre public s'imposant aux entreprises pour les remplacer par des accords d'entreprise qui fixeront librement:

-la durée du travail et la grille des salaires

-le recours aux CDD successifs

-les règles d'hygiène et de sécurité, les conditions du travail de nuit

-les causes et les montants des indemnités de licenciement, le plafond des dommages et intérêts pour licenciement abusif

Quelle régression en perspective!!!

Mais ce jeune homme adulé par la presse qui n'en finit pas de le trouver charmant et d'en faire la promotion a révélé un autre aspect de sa personnalité lorsque le 2 juin, visitant le centre de sauvetage en mer d'Etel, il a fait de l'humour sur les bateaux comoriens, les kwassa-kwassa: "le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c'est différent". Par cette boutade drôlissime, il évoquait l'exode des Comoriens qui montent sur ces embarcations pour fuir la misère en espérant pouvoir atteindre Mayotte. Quarante hommes,femmes et enfants s'entassent sur ces barques de 7 mètres dont beaucoup n'atteignent pas leur but, on dénombre 600 noyés chaque année...

Mayotte_3059735749_2_3_1lg3djusDès lors comment qualifier le "bon mot" du président? Racisme social, racisme tout court...? Cynisme et morgue du puissant complètement imperméable aux misères du monde pour le moins.

Certains mauvais esprits n'hésitent pas à rappeler qu'un autre Macron s'est illustré dans l'Antiquité: Quintus Naevius Sutorius Macro (21 av. JC- 38 ap. JC) qui, nommé Préfet du Prétoire par l'empereur Tibère n'hésita pas à précipiter la fin de celui-ci (d'après les historiens Tacite et Dion Cassius) pour obtenir les grâces du prétendant au trône et futur empereur Caligula. Ce Macron là est présenté par les historiens comme un préfet dévoué puis traitre, animé par la passion du pouvoir et un sens aigu de l'opportunisme...

 

 Mais revenons au Macron d'aujourd'hui. Les sondages indiquent une volonté des Français de donner au président la majorité dont il rêve pour parvenir à ses fins... Mais que se passe-t-il??? Est-ce simplement de l'intox? On l'espère sinon c'est incompréhensible. Pourquoi voter contre l'intérêt du plus grand nombre et pour la satisfaction des dirigeants économiques qui veulent mettre à mal les droits sociaux acquis de longue lutte et asseoir un libéralisme sauvage??? Donner une majorité à ce président c'est dans l'immédiat lui offrir les 12 mois d'habilitation prévus pour permettre au gouvernement de légiférer  par ordonnances. Il faut absolument bloquer ce processus en envoyant à l'assemblée nationale un grand nombre de députés engagés dans une gauche de combat et de propositions. C'est le sens de mon engagement aux côtés de Dominique Jourdain.

Mireille Ausécache

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