Mercredi dernier (6 mars) le Figaro jubilait avec un gros titre tonitruant: "Mélenchon et la CGT font un flop" tandis que l'Union, toujours fidèle au style et aux orientations de la presse Hersant titrait "Le flop des mainfestations"... même vocabulaire, même satisfaction. Ces journaux sont le pendant du sourire de madame Parisot déclarant, à la suite de la signature de l'accord "historique" conclu entre le patronat et des syndicats minoritaires: "Si le texte est ratifié par le Parlement en l'état, la flexi-sécurité existera enfin dans notre pays" ... L'ANI (Accord National Interprofessionnel), avec son cortège de régressions et d'atteintes aux droits des travailleurs, le Medef en rêvait, les socialistes vont le faire...

 

dessin ANImanif 5 mars 2013 (1)manif 5 mars 2013 (1)manif 5 mars 2013 (1)

Force est de reconnaître que la mobilisation n'est pas encore à la hauteur des enjeux et des risques que cet accord, qui deviendra une loi si on laisse faire, fait peser sur l'avenir des salariés. Le texte est complexe, sa dangerosité est dissimulée sous un écran de fumée qui met en avant quelques avancées devant intervenir dans plusieurs années alors que les mauvais coups, eux sont pour tout de suite. Les rassemblements dans l'Aisne, à l'appel de la CGT et de FO, syndicats qui n'ont pas signé cet accord, ont permis de montrer que dans notre département durement touché par les suppressions d'emplois, tout le monde n'est pas disposé à laisser faire. A Soissons, une motion a été déposée à la sous-Préfecture et à la Mairie. La députée madame Bechtel,  qui s'était engagée à recevoir une délégation de manifestants à sa permanence, est arrivée très énervée et s'est montrée très agressive à l'égard du groupe qui l'attendait depuis 45 mn sur le trottoir. Ayant enfin accepté de faire entrer une délégation à l'intérieur du local, elle a essayé de noyer le poisson par des discours rappelant les politiques menées par les différents gouvernements depuis Jospin... et expliquant le ralliement de son parti le MRC à François Hollande qui "a compris les erreurs du passé". Les délégués disent avoir entendu  "un enfumage sur le dialogue social" mais aussi une prise de position très nette de la part de cette députée: "Il faut une baisse du coût du travail"! Il semble bien qu'il ne faille pas compter sur les députés de la "majorité présidentielle" pour  défendre les intérêts des travailleurs. Plus que jamais la mobilisation est nécessaire, on lâchera rien!

Mireille Ausécache

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